CE QUE L’AMOUR ME DIT
Montages chorégraphiques: Maurice Béjart
Musiques: Kronos Quartet, musiques africaine et pygmée, Wolfgang Amadeus Mozart, Richard Wagner, musique impériale japonaise, Anton von Webern, Richard Heuberger, Arnold Schoenberg, Johann Strauss, Gustav Mahler, Jean-Sébastien Bach, Maurice Ravel, Duke Ellington
Costumes: Anna De Giorgi
Béjart Ballet Lausanne, Salle Métropole décembre 1974
Interprètes: Gil Roman, Sylvie Demandols, Julio Arozarena, Olivier Chanut, Vincent Séphaire, Alessio Silvestrin, Naomi Stikeman, Daruis Grandisson, Brigitte Roman, Anne-Cécile Morelle, Jean-Christophe Blavier, Chiara Tanesini, Andonis Foniadakis, Emmanelle Bérard, Xavier Ferla
Lorsque Gustav Mahler compose sa grandiose Symphonie N°3 en ré mineur entre l’été 1895 et 1896, il s’attelle à son plus grand projet de composition. Influencé à cette époque par les idées et les oeuvres de Nietzsche, cette musique en témoigne. Bien que ne faisant jamais véritablement de la «musique à programme», Mahler aimait souvent donner des titres littéraires à ses oeuvres. Il intitula cette symphonie tout d’abord Le Songe d’un Matin d’Eté, en démentant toute référence à Shakespeare, pour l’intituler par la suite Le Gai Savoir, d’après le livre de Nietzsche – avant de finalement abandonner l’idée d’un titre général. De même, chaque mouvement de l’oeuvre porte lui-même un titre qu’il a d’ailleurs changé plusieurs fois avant de les abandonner définitivement. Ce ballet utilise les trois derniers mouvements de la symphonie. Le 4e : Ce que l’Homme me dit, est chanté sur un poème extrait du Zarathoustra de Nietzsche. Le 5e: Ce que les Anges me content est une chanson enfantine puisée dans le Knaben Wunderhorn, recueil poétique d’où Mahler a tiré une inspiration constante. Enfin, le dernier mouvement, le grand Adagio qui couronne la symphonie, avait pour titre provisoire Ce que l’Amour me Dit. Coïncidence… à peu près à la même époque, Richard Strauss composait son poème symphonique: Also sprach Zarathustra.
Maurice Béjart, 1974

















