DIBOUK
Chorégraphie: Maurice Béjart
Musique: Arnold Schoenberg, Joël Engel, musique traditionnelle juive
Décors et costumes: Thierry Bosquet
Béjart Ballet Lausanne, Jérusalem, mai 1988
Interprètes: Jorge Donn, Grazia Galante, Gil Roman, Axelle ArnoutsRepris dans le spectacle Jérusalem, Cité de la Paix, Paris, septembre 1997
Interprètes: Gil Roman, Sylvie Demandolds, Julien Favreau, Frédéric Tavernini, Vito Luciani, Tommy Pascal, Elisabet Ros, Igor Piovano, Guillaume Jauffret, Domenico Levrè, Stéphane Bourhis, Baptiste Gahon, Mecedes Villanueva, Karline Marion
Le Dibouk est inspiré d’une légende hassidique. Dans un bourg juif, deux amis ont échangé la promesse de marier leurs enfants. Le père du garçon est mort laissant celui-ci dans le dénuement. Peu importe, Hanan s’adonne à l’étude de la Kabbale. Le riche Sender n’entend point donner sa fille Léa à un pauvre. Mais un amour mystique rapproche les jeunes gens. Sender marie Léa au fils d’un autre gros bonnet. Hanan meurt de chagrin, mais son âme désespérée – le dibouk -, prend possession de Léa et se lamente et vocifère par sa bouche. Sender amène sa fille au tsadik, rabbin miraculeux, pour qu’il l’exorcise. Le dibouk est contraint de céder. Léa est libérée; mais au moment où le dibouk la quitte, la vie lui échappe. Les âmes des amoureux se réuniront dans l’au-delà.
(in L’Expressionnisme dans le théâtre européen, CNRS, Paris, 1971)
Le montage musical du ballet de Maurice Béjart s’ouvre par le prélude de la Suite Genesis d’Arnold Schönberg. Suit une alternance d’airs traditionnels (divers interprètes) et d’extraits de la musique de scène du Dibouk de Joel Engel par le Théâtre Habima. De Schönberg encore, le chorégraphe a retenu le Concerto pour violon (1er mouvement et final) avec Pierre Amoyal et le London Symphony Orchestra, une «musique d’accompagnement pour une scène de film» avec Pierre Boulez et le BBC Symphony orchestra, ainsi que la fin d’Un Survivant de Varsovie op. 46.
Jean-Pierre Pastori

















