GAÎTÉ PARISIENNE
Chorégraphie: Maurice Béjart
Musique: Jacques Offenbach et Manuel Rosenthal
Décors et costumes: Thierry Bosquet
Théâtre Royal de la Monnaie Bruxelles, 27 janvier 1978
Interprètes: Victor Ullate, Micha Van Hoecke, Jorge Donn, Catherine Verneuil, Gérard Wilk,
Mathé Souverbie, Ivan Marko, Luciana Savignano, Daniel Lommel
et le Ballet du XXe Siècle
Un jeune homme vient à Paris pour étudier la danse. Il rencontre un professeur qui, à la fois, l’adore et le tyrannise.
Constamment, il s’évade dans le rêve et peuple son univers de personnages oniriques.
Il y a quelque temps, Jacqueline Cartier me présenta le texte d’une comédie musicale
qu’elle venait d’écrire sur la vie d’Offenbach.
Je fus séduit par la façon dont le personnage du musicien était évoqué en fonction de
son époque, et fasciné en découvrant, à côté de l’image d’Offenbach, ce journal du Paris
du Second Empire et du début de la IIIe République.
Ce projet évoque en moi des souvenirs très précis de majeunesse et de mon arrivée à Paris.
L’OPÉRA: lieu magique et monstrueux, triomphe du sublime et du mauvais goût Napoléon III.
MADAME, les studios, la crasse et la misère des débutants, de ceux qui travaillent.
OFFENBACH (il enchanta ma jeunesse) et une de mes premières chorégraphies: Répétition au violon était sa musique. Je devais, à l’âge de vingt et un ans, danser le ballet Gaîté parisienne à Londres dans la chorégraphie de Massine. Ma première mise en scène d’opéra fut Les Contes d’Hoffmann.
PARIS où je cherchais dans les ruelles les ombres d’un passé lointain mais ne trouvais présents que Napoléon III et son baron Haussmann.
Ce ballet est un peu le mélange d’un journal intime et d’un journal humoristique de l’époque.

















