MANDARIN MERVEILLEUX (LE)
Chorégraphie: Maurice Béjart
Musique: Béla Bartók
Costumes: Anna De Giorgi (d’après les films de Fritz Lang)
Dispositif scénique: Christian Frapin
Béjart Ballet Lausanne, Salle Métropole, Lausanne, 3 décembre 1992
Interprètes: Martyn Fleming, Domenico Levrè, Anne-Cécile Morelle, Koen Onzia, Gil Roman
et toute la compagnie
Repris à Lausanne Salle Métropole en décembre 2000
Interprètes: En alternance : Octavio Stanley/Martin Vedel, Pasquale Alberico/Stéphane Bourhis
Michael Pomero/Julien Favreau, Alexandra Bansch/Aude Bretholz, Juichi Kobayashi/Domenico Levrè et toute la compagnie
En réglant la chorégraphie du Mandarin merveilleux, j’ai suivi exactement la partition, l’histoire et le découpage dramatique de l’œuvre de Béla Bartók.
Cet univers des bas-fonds dans cette Mittel Europa d’avant les années 33 s’est révélé à moi grâce au cinéma de Fritz Lang qui fut un de mes maîtres en profondeur, et en particulier grâce à un film: «M» le Maudit, qui se déroule dans le même contexte historique que le ballet de Bartók.
Bartók, curieusement, intitule d’ailleurs son œuvre non pas ballet mais pantomime.
Parmi les trois victimes qui tombent sous le charme de la (fausse) fille qu’exploitent les bandits, un autre personnage de Fritz Lang s’est imposé à moi – Siegfried – héros et victime, symbole et faillite d’un idéal. La fille artificielle, comme le robot de Metropolis, prolonge l’équivoque sexuelle qui poursuit une époque fascinante entre deux catastrophes mondiales.
«M» le Mandarin.
Références musicales
Béla Bartók
Le Mandarin Merveilleux
Direction Pierre Boulez
New York Philharmonic
Sony SMK 45 837

















