À Yvette Horner

 

 © Philippe Pache

 

Yvette Horner (22 septembre 1922 – 11 juin 2018)

Pendant plus d’un demi-siècle, Yvette Horner s’est jouée des genres et des clivages, rassemblant autour de son accordéon la France des bals popu’, les branchés des grandes villes et tous les mélomanes. Quand Maurice l’appelle en 1998 pour lui demander de rejoindre son Casse-Noisette en création au studio du Béjart Ballet Lausanne, pièce sur la mémoire qui multiplie les références à son enfance et à son adolescence, elle dira d’abord non… avant de se raviser : « J’ai d’abord cru que c’était une blague. Ce n’est qu’au deuxième téléphone que j’ai commencé à réaliser… » Pour Maurice, la participation de la « Reine de France » (comme la surnommait Jacques Higelin) était une évidence. « Si j’ai fait appel à elle, c’est parce que je l’aime. On ne travaille bien qu’avec ceux qu’on aime.»

À ses proches, à tous ceux qui l’ont accompagnées, Gil Roman et le Béjart Ballet Lausanne expriment leur profonde sympathie.