La soirée s’ouvre avec Serait-ce la mort ? de Maurice Béjart, créé en 1970 sur les quatre derniers Lieder de Richard Strauss, pour le Ballet du XXème siècle. Le titre du ballet reprend le dernier vers du dernier Lieder : « Is dies etwa der Tod ? » — « Serait-ce la mort ? ».
Un homme, au seuil de la mort, se remémore trois femmes qu’il a aimées au cours de sa vie. Pourtant, une quatrième figure s’interpose inlassablement entre lui et ces souvenirs. Une présence mystérieuse, qu’il n’a jamais connue. Qui est-elle ? La question demeure, suspendue jusqu’au dernier instant : serait-ce la mort ?
La soirée se poursuit avec OSKAR, de Riva&Repele. Sous le scintillement d’un réverbère, dans un espace suspendu entre réalité et illusion, un homme-clown traverse ses journées entre petits instants d’amusement et profondes immersions dans ses pensées.
OSKAR dessine le portrait d’une âme solitaire, d’un artiste en quête de son avenir. Face à lui se dresse un mur, symbole des limites et des peurs intérieures : faut-il les affronter pour s’aventurer vers l’inconnu, ou demeurer dans un présent familier, mais peu à peu étouffant ?
Que se passe-t-il lorsque nous nous trouvons face à nos propres frontières ? De la mémoire d’une vie qui s’achève à la quête d’un artiste qui cherche son chemin, la soirée invite à traverser ces espaces fragiles.
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