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Ce que l’Amour me dit
Maurice Béjart

C’est aux alentours de 1895 que Gustav Mahler composa sa grandiose Symphonie N°3 en six mouvements. Très influencé à cette époque par les idées et les œuvres de Nietzsche, cette musique en témoigne.

Bien que ne faisant jamais véritablement de la « musique à programme », Mahler aimait souvent donner des titres littéraires à ses œuvres. Il intitula cette Symphonie tout d’abord Le Gai savoir, d’après le livre de Nietzsche, pour la transformer ensuite en Songe d’une journée d’été.

De même, chaque mouvement de l’œuvre porte lui-même un titre qu’il a d’ailleurs changé plusieurs fois pour arriver à la version définitive. Ce ballet utilise les trois derniers mouvements de la Symphonie : le 4e, Ce que l’Homme me raconte est chanté sur un poème extrait de Zarathoustra; le 5e, Ce que les anges me racontent, est une chanson enfantine puisée dans le Knaben Wunderhorn, recueil poétique d’où Mahler a tiré une inspiration constante. Enfin, le dernier mouvement, le grand Adagio qui couronne la Symphonie, a été nommé par le compositeur Ce que l’Amour me dit.

Coïncidence… À peu près à la même époque, Richard Strauss composait son poème symphonique Also sprach Zarathustra.

Maurice Béjart