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Gaîté parisienne
Maurice Béjart

Un jeune homme vient à Paris pour étudier la danse. Il rencontre un professeur qui, à la fois, l’adore et le tyrannise.
Constamment, il s’évade dans le rêve et peuple son univers de personnages oniriques.

Il y a quelque temps, Jacqueline Cartier me présenta le texte d’une comédie musicale qu’elle venait d’écrire sur la vie d’Offenbach. Je fus séduit par la façon dont le personnage du musicien était évoqué en fonction de son époque et fasciné en découvrant, à côté de l’image d’Offenbach, ce journal du Paris du Second Empire et du début de la IIIe République.

Ce projet évoque en moi des souvenirs très précis de ma jeunesse et de mon arrivée à Paris.

L’OPÉRA : lieu magique et monstrueux, triomphe du sublime et du mauvais goût Napoléon III.

MADAME, les studios, la crasse et la misère des débutants, de ceux qui travaillent.

OFFENBACH, il enchanta ma jeunesse et une de mes premières chorégraphies : Répétition au violon était sa musique. Je devais, à l’âge de vingt et un ans, danser le ballet Gaîté parisienne à Londres dans la chorégraphie de Massine. Ma première mise en scène d’opéra fut Les Contes d’Hoffmann.

PARIS, où je cherchais dans les ruelles les ombres d’un passé lointain mais ne trouvais présents que Napoléon III et son baron Haussmann.

Ce ballet est un peu le mélange d’un journal intime et d’un journal humoristique de l’époque.

Maurice Béjart