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Symphonie pour un homme seul
Maurice Béjart

Comment répondre à la clameur des foules ? Par des violons ? Par des hautbois ? Et quel orchestre peut se vanter d’équilibrer cet autre cri que l’homme dans sa solitude n’arrive pas à pousser ?

 

Renonçons aux accents du violoncelle, trop lâches pour l’homme d’à présent, son épopée quotidienne et son angoisse collective. Des pas, des voix, des bruits familiers suffiront.

 

Des pas le pressent, des voix le traversent qui font l’amour ou la guerre, le sifflement des bombes ou un air de chanson.

 

Que le danseur moderne, sans costume ni décor, soit sans tambour ni trompette. Au rythme de son propre cœur, s’il est sincère, sa danse sera plus vraie.

 

Pierre Schaeffer, 1955

 

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