Le Presbytère n’a rien perdu de son charme,
ni le jardin de son éclat
Maurice Béjart
Chorégies d'Orange - Théâtre Antique
Orange
22 juillet 2021

Le Presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat de Maurice Béjart aux Chorégies d’Orange

En raison de la pandémie du Coronavirus, la représentation initialement prévue le 16 juillet 2020 est reportée au 22 juillet 2021. Le Béjart Ballet Lausanne retrouvera la scène du Théâtre antique au Festival des Chorégies d’Orange pour présenter Le Presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat de Maurice Béjart. Sur la musique de Queen et de Mozart, avec des costumes de Gianni Versace, Le Presbytère… est un ballet sur la jeunesse et l’espoir en hommage à Jorge Donn et Freddie Mercury.

 

Les détenteurs de billets pour la représentation du 16 juillet 2020 peuvent demander un remboursement, un report, ou encore faire un don en signe de soutien aux Chorégies d’Orange, jusqu’au 30 septembre 2020, par le biais du formulaire suivant : www.choregies.fr/remboursement-2020 

Pour plus d’informations: www.choregies.fr

 

Il y a un peu plus de trente ans, au milieu de la surprenante musique de Berlioz entrecoupée de bombardements et de bruits de mitrailleuses, un Frère Laurent peu conventionnel s’écriait devant Jorge Donn et Hitomi Asakawa : « Faites l’amour, pas la guerre ! ».

Aujourd’hui, Gil Roman, qui a à peu près l’âge de la création de mon Roméo et Juliette, entouré de danseurs qui n’ont jamais vu ce ballet répond : « Vous nous avez dit : faites l’amour, pas la guerre. Nous avons fait l’amour, pourquoi l’amour nous fait-il la guerre ? ».

Cri d’angoisse d’une jeunesse pour laquelle le problème de la mort par l’amour s’ajoute à celui des guerres multiples qui n’ont pas cessé dans le monde depuis la soi-disant FIN de la dernière guerre mondiale !

Mes ballets sont avant tout des rencontres : avec une musique, avec la vie, avec la mort, avec l’amour… avec des êtres dont le passé et l’œuvre se réincarnent en moi, de même que le danseur que je ne suis plus, se réincarne à chaque fois en des interprètes qui le dépassent.

Coup de foudre pour la musique de Queen. Invention, violence, humour, amour, tout est là. Je les aime, ils m’inspirent, ils me guident et, de temps en temps dans ce no man’s land où nous irons tous un jour, Freddie Mercury, j’en suis sûr, se met au piano avec Mozart.

Un ballet sur la jeunesse et l’espoir puisque, indécrottable, optimiste, je crois aussi malgré tout que the show must go on, comme le chante Queen.

Maurice Béjart

 

 

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