REPORT
Le Presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat
Maurice Béjart
Rosey Concert Hall
Rolle
10 mai 2022

Suite aux directives du Conseil fédéral du 14 avril 2021 relatives à la lutte contre la pandémie du COVID-19, nous sommes au regret d’annoncer que la représentation au Rosey Concert Hall de Rolle, initialement prévue le 18 mai 2021, n’aura malheureusement pas lieu. La date de report est fixée au 10 mai 2022.

 

Nous travaillons activement au report du spectacle. Les détenteurs de billets ont été personnellement avertis par TicketCorner.

 

Nous vous remercions de votre compréhension et précieux soutien.

Le Presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat de Maurice Béjart au Rosey Concert Hall à Rolle

Pour sa première venue au Rosey Concert Hall à Rolle, le 18 mai 2021, le Béjart Ballet Lausanne présente Le Presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat de Maurice Béjart. Sur la musique de Queen et de Mozart, avec des costumes de Gianni Versace, Le Presbytère… est un ballet sur la jeunesse et l’espoir en hommage à Jorge Donn et Freddie Mercury.

 




 

Il y a un peu plus de trente ans, au milieu de la surprenante musique de Berlioz entrecoupée de bombardements et de bruits de mitrailleuses, un Frère Laurent peu conventionnel s’écriait devant Jorge Donn et Hitomi Asakawa : « Faites l’amour, pas la guerre ! ».

Aujourd’hui, Gil Roman, qui a à peu près l’âge de la création de mon Roméo et Juliette, entouré de danseurs qui n’ont jamais vu ce ballet répond : « Vous nous avez dit : faites l’amour, pas la guerre. Nous avons fait l’amour, pourquoi l’amour nous fait-il la guerre ? ».

Cri d’angoisse d’une jeunesse pour laquelle le problème de la mort par l’amour s’ajoute à celui des guerres multiples qui n’ont pas cessé dans le monde depuis la soi-disant FIN de la dernière guerre mondiale !

Mes ballets sont avant tout des rencontres : avec une musique, avec la vie, avec la mort, avec l’amour… avec des êtres dont le passé et l’œuvre se réincarnent en moi, de même que le danseur que je ne suis plus, se réincarne à chaque fois en des interprètes qui le dépassent.

Coup de foudre pour la musique de Queen. Invention, violence, humour, amour, tout est là. Je les aime, ils m’inspirent, ils me guident et, de temps en temps dans ce no man’s land où nous irons tous un jour, Freddie Mercury, j’en suis sûr, se met au piano avec Mozart.

Un ballet sur la jeunesse et l’espoir puisque, indécrottable, optimiste, je crois aussi malgré tout que the show must go on, comme le chante Queen.

Maurice Béjart

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