Avec Hamlet, Valentina Turcu propose une relecture puissante et hypnotique du chef-d’œuvre de Shakespeare sur les musiques de Max Richter. Œuvre profondément physique et métaphysique, ce ballet révèle les tourments, les désirs et les vertiges intérieurs de personnages universels, dont les relations magnétiques prennent corps à travers le mouvement et l’espace.
Invité de la compagnie, le chorégraphe néerlandais Joost Vrouenraets signe Bye bye baby blackbird , une œuvre intense et sans détour, inspirée par la voix grave et singulière de Johnny Cash. À travers une écriture physique et une dramaturgie non linéaire, la pièce explore les émotions brutes liées à la perte, dans une tension permanente entre lumière et obscurité.
En seconde partie, la soirée se poursuit avec deux œuvres emblématiques de Maurice Béjart. L’Oiseau de Feu, sur la musique d’Igor Stravinski, incarne la force de la renaissance et de la vitalité. Comme le disait Béjart :
« L’Oiseau de Feu est le Phénix qui renaît de ses cendres, l’oiseau de vie et de joie, immortel. »
La soirée s’achève avec le mythique Boléro, créé en 1961 sur la musique hypnotique de Maurice Ravel. Porté par un crescendo fascinant et une transe collective, ce ballet universel demeure l’une des œuvres les plus emblématiques du répertoire du Béjart Ballet Lausanne.
À Séoul, l’événement sera d’autant plus marquant que pour la première fois, un danseur Coréen, l’étoile Kimin Kim, montera sur la célèbre table rouge du Boléro lors des représentations du 23 et 25 avril.
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