Ce retour a une histoire. En 1996, lorsque la Fenice brûle, la compagnie est en tournée à Palerme. Maurice Béjart prend la parole devant le public ce soir-là pour annoncer la nouvelle, et promet que lors de la réouverture du théâtre, la danse aura sa place sur cette scène. Il tiendra sa promesse : en 2004, à la réouverture de la Fenice, le Béjart Ballet Lausanne est parmi les premiers à fouler cette scène mythique enfin reconstruite, avec L’Oiseau de Feu, symbole de renaissance entre tous.
Vingt ans plus tard, la compagnie y revient.
La soirée s’ouvrira avec Serait-ce la mort ? créé en 1970 sur les quatre derniers Lieder de Richard Strauss. Un homme sur le point de mourir se souvient de trois femmes aimées, mais une quatrième s’interpose toujours, inconnue, mystérieuse. Le titre n’est que le dernier vers du dernier Lied : « Is dies etwa der Tod ? » Une œuvre d’une beauté troublante, où Béjart touche à l’essentiel avec une sobriété rare.
Elle se poursuivra avec L’Oiseau de Feu, sur la musique d’Igor Stravinsky. Une œuvre qui résonne ici avec une force toute particulière : l’Oiseau, figure de révolte et de liberté, symbole de ce qui renaît de ses cendres, à Venise plus qu’ailleurs, le mythe prend tout son sens.
La soirée se clôturera avec Boléro, sur la musique de Maurice Ravel. Un soliste, une table rouge, des danseurs, et une tension qui monte, inexorable, jusqu’à son final dévastateur. Un chef-d’œuvre universel pour refermer une soirée hors du commun.
Avec le soutien du Groupe l’Occitane et
Cette fonction a été désactivée