18 juillet 2018

Orange 2018

Pour la première fois, le BBL s’est produit lundi 16 juillet dans le cadre enchanteur des Chorégies d’Orange, le plus vieux festival de France (fondé en 1869).

Devant près de 6’500 spectateurs, la Compagnie a présenté La Flûte enchantée de Maurice Béjart à ciel ouvert dans le Théâtre national antique d’Orange. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, cet édifice parmi les plus beaux héritages de la Rome impériale est le mieux conservé d’Europe.

La Compagnie est actuellement de retour pour six jours de classes et de répétitions avant de  reprendre la route pour le Budapest Summer Festival en Hongrie.

 

La Flûte enchantée aux Chorégies d’Orange : revue de presse (extraits)

 

La Provence : interview de Gil Roman (16 juillet 2018) 

« LP: Gil Roman, Jean-Louis Grinda considère que pour le retour de la danse aux Chorégies, vous lui faites un formidable cadeau, êtes-vous d’accord ?

GR: Le théâtre antique est aussi un grand cadeau pour nous. Surtout avec La Flûte enchantée. Ce ballet extraordinaire. Béjart y a mis toute sa part d’enfance et de poésie, mêlant comme dans l’opéra de Mozart, les côtés féerique et rituel de la franc-maçonnerie. C’est un spectacle à la portée de tout le monde, de 7 à 77 ans. Chacun peut se laisser porter par son imaginaire. Chaque fois qu’on s’y plonge, on va trouver quelque chose de particulier.

LP : Les reprises de chorégraphies n’ont-elles pas leur limite dans le temps ?

GR: Pas quand, comme pour La Flûte enchantée, la chorégraphie se met au service d’un chef d’œuvre musical, elle résiste à tout. Dans ce ballet, Maurice Béjart se met tout entier au service de la musique sans rien ajouter. Comme l’opéra, ce ballet est immortel. »

 

La Provence : chronique (18 juillet 2018)

«  (…) En voyant évoluer avec tant de beauté le Béjart Ballet, le miracle se produit. La musique de son opéra se révèle ballet, totalement danse, dense et aérienne à la fois. Et Béjart a réussi le tour de force à la traduire de la plus belle et signifiante des façons. Tantôt majestueuse, tantôt dramatique, tantôt jubilatoire, elle soulève littéralement le jeune oiseleur Papageno, mobile et aussi léger que ses oiseaux, fige le grand prêtre Sarastro, tord le Maure Monostatos, fait tonner la Reine de la Nuit, donne du courage à Tamino, fait rayonner Pamina après le doute, donne malice et fermeté aux trois dames, sagesse et force au choeur. Elle guide les pas, les solistes, les choeurs. Dans la traduction de Béjart, quelle inventivité, quelle subtilité et quelle joie !

Les dialogues de ce singspiel, déclamés avec réalisme et force par les danseurs, ont précipité l’action et fait entrer le théâtre dans le théâtre avec bonheur. Les accessoires et costumes d’Henri Davila, ajoutaient couleur et sens : la cage de l’oiseleur, l’oeil d’Horus, l’équerre et le compas, le cadenas (aux pieds) et les lumières de Dominique Roman ont enveloppé le conte dans une totale féerie. »

Article complet à lire ici.

 

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