Presse novembre 2018

Novembre 2018

 

Le Béjart Ballet Lausanne a démarré la saison avec deux ballets en hommage à Maurice Béjart : t ‘M et variations…, de Gil Roman, un ballet imaginé comme une lettre adressée à Maurice Béjart, et Béjart fête Maurice, extraits du répertoire du fondateur de la compagnie. De la Suisse à l’Allemagne, la presse était présente au rendez-vous. Revue de presse.

 

La Gruyère (Suisse), 6 novembre 2018

« Sur des rythmes cabossés à la Tom Waits ou quasiment tribaux, sur des airs japonisants ou plus classiques, t ’M et variations… avance dans une fusion parfaite de la musique et de la chorégraphie. Le ballet se plaît aussi à jouer des traditions tout en les revendiquant. Un solo d’Elisabet Ros rappelle par exemple, de manière ludique, l’utilisation des pointes classiques, tout comme ces chaussons que portent des danseuses sur le front. Il y a ainsi de la légèreté et de l’humour dans cette lettre d’amour adressée par Gil Roman à son mentor. Comme une manière de souligner que l’héritage reste présent, qu’il évolue, mais que demeure la joie de danser et de toucher le public par cette quête de perfection et de beauté pure. »

« Avec des musiques qui vont de Beethoven à l’opérette, de Rossini aux airs traditionnels indiens, tchadiens, juifs, Béjart fête Maurice apparaît comme la célébration d’une œuvre qui chercherait à embrasser le monde. Sans hésiter à mêler les racines classiques aux traditions d’ailleurs. En pas de deux, en solos, en formations plus importantes, il y a là toute la puissance esthétique de Béjart. Avec, toujours, cette précision époustouflante : sauts, portés, entrechats, tout se passe dans une apparente facilité. Seule la sueur sur les muscles saillants rappelle l’exigence physique de cet art. Pour le spectateur, envoûté par cette danse joyeuse, cette fête n’est que pur plaisir. »

Article de La Gruyère complet à lire ici.

 

General Anzeiger (Allemagne), 9 novembre 2018

« À chaque tableau [de t ‘M et variations…], les danseurs, au corps parfaitement bien entretenu et athlétique, présentent leur immense registre de mouvements, qui rappelle très consciemment Béjart et son souci du détail et de l’expression. Les danseurs viennent sur scène seuls, en duo ou en groupe, interprétant de magnifiques passages d’une grande virtuosité. Les costumes épurés représentent les habits de répétitions plutôt que des costumes de gala. La grâce avec laquelle ils flottent sur scène est admirable, comme s’il n’y avait pas de gravité. »

« [Dans Béjart fête Maurice], les chorégraphies sont un voyage dans le temps, l’espace et les styles. Le dernier tableau est tout à fait classique, commençant par un pas de deux de l’adagio de La Neuvième Symphonie de Beethoven, suivi par de plus en plus de couples. À la fin, les personnages de tous les tableaux se retrouvent sur scène comme dans un déjà-vu. Un tableau magnifique. »

Article du General Anzeiger complet à lire ici.